Italien-Pasta.com Recettes savoureuses en images par Adriano Grego
Les malloreddus sont parmi les pates les plus connues de l'ile. Préparées avec la meilleure semoule qu'on aura pétri avec de l'eau tiède légèrement salée, on parsèmera celle-ci avec du safran si l'on tient à respecter la plus pure tradition gastronomique sarde.
Au final, les pates ont la forme de coquillages vides et doivent avoir sur le dos des striures parallèles qu'on aura dessiné en faisant rouler les petites boules de pate sur le fond d'un panier.
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La fregula, quant à elle, est faite de petites boulettes confectionnées à la main et roties au four. |
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Agneau aux olives et aux fenouils
Chapon de mer aux pommes de terre
Agneau au fenouil et aux tomates
Epaule d'agneau à la menthe PHOTOS
Gnocchi aux escargots et cèpes
Petit gnocchis (malloreddus) et poulet
Fugasse aux tomates et anchois
Fregola thon et compote d’agrumes
Aubergines à la mode de Sassari
Queues de langoustes aux tagliatelles PHOTOS
Culurgiones de pommes de terre
Pennette con finochi e zaferano (auxfenouils et safran )
Carré d'agneau à la tomate et aux olives
Marcassin aux parfums de montagne
Bottarga
Le terme bottarga ou bottariga désigne l'œuf du mulet ou du thon, salé, pressé et desséché. Cabras, sur l'étang du même nom, dans la province d'Oristano, est considéré comme la patrie de la bottarga de mulet. Une excellente bottarga de thon est produite dans les régions cotières du Sulcis. Les spaghettis à la bottarga rapée sont exquis.
Fruits de mer
Au choix, crabes, "arselle", "bucconis" (murexs), "patelle", dattes de mer, chiociricci, araignées de mer, "orziata" (actinies), poulpes, sardines.
Olives "a scabecciu"
Elles recoivent trois incisions, sont mises dans la saumure pendant trois jours environ, lavées et ébouillantées dans une eau vinaigrée, et ensuite séchées au soleil. Enfin on les assaisonne de persil et d'ail et on les conserve dans l'huile.
Olives en saumure.
On les immerge dans de l'eau salée pendant deux mois après récolte si elles sont de la variéte "pizz'e carroga" , 8 mois pour les olives "tonde". La première de ces variétés, ont une forme allongée et une saveur plus douce, tandis que les secondes sont rondes et plus amères.
Cannonau C'est le vin le plus connu de Sardaigne, issu d'un cépage d'origine probablement espagnole, majoritairement produit dans la région orientale de l'île. Vin d'AOC, de couleur rouge rubis, ardent, robuste et sec. |
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Carignano La production en est concentrée dans le Sulcis et dans les îles de San Antioco et San Pietro. C'est un vin AOC du Sulcis. De couleur rouge rubis, au bouquet relevé et sec, il titre 11°5 et il accompagne idéalement les entrées, les grillades de viande, les charcuteries et les fromages. |
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Malvasia (malvoisie) Probablement importée de Grèce à l'époque byzantine, elle est produite en AOC soit à Bosa, soit à Cagliari. Elle est déclinée en diverses vinifications : liquoreux naturellement sucré, liquoreux sec, sucré naturel, sec naturel. C'est un vin à déguster à la fin du repas, ou hors repas, en accompagnement de desserts typiquement sardes. |
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Mandrolisai Il tire son nom de sa région de production. C'est un AOC décliné dans les diverses variétés de rouge, rouge supérieur et rosé. Il doit être bu à température ambiante en accompagnement des différents plats typiques de la cuisine sarde. |
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Monica Vin AOC dont on a des traces en Sardaigne depuis un millénaire. Il existe une variété dite de Cagliari et une autre dite de Sardaigne. Les deux ont un bouquet sec, chaud, savoureux et agréable au palais. La Monica de Sardaigne à un degré alcoolique inférieur à celle de Cagliari : 13 degrés au lieu de 14, 5 degrés. En vieillissant la couleur de la Monica de Sardaigne tend vers l'amarante tandis que celle de Cagliari évolue vers l'orange. Ces vins sont appropriés à l'accompagnement des entrées et viandes. |
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Moscato Produit un peu partout en Sardaigne. Selon les variétés le degré alcoolique va de 13 à 15 degrés. Sa couleur est jaunâtre, le bouquet relevé, la saveur robuste, chaleureuse et un peu sucrée. Il est idéal dans l'accompagnement des biscuits sardes. |
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Nasco Vin typique de la province de Cagliari, produit comme AOC dans ses versions sucré naturel et sec, de couleur jaunâtre, au parfum délicat et à la saveur légèrement amère. La teneur en alcool va de 13 à 14,5 degrés. Considéré comme convenant à de multiples occasions, soit en apéritif, soit comme vin de dessert, il va très bien avec les fromages piquants. |
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Nuragus Abondamment produit dans la région de Cagliari, il figure parmi les vins blancs sardes les plus répandus. C'est un AOC de couleur paille, au goût sec, titrant 10,5 degrés. On l'apprécie bien avec les poissons ou des hors-d'œuvre légers, ou même servi très frais en apéritif. |
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Torbato Vin assez réputé et d'origine catalane, produit aujourd'hui dans la région d'Alghero. Quantités réduites étant donnée la fragilité du cépage et l'irrégularité des rendements. Couleur paille, bouquet sec, il atteint 11,5 degrés. Idéal avec le poisson. |
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Vermentino Importé d'Espagne, il a trouvé sa localisation idéale dans la Gallura. Dans l'AOC il y a deux variétés : le Vermentino de Gallura, de couleur jaune paille, vin sec qui peut titrer 12 ou 14 degrés, selon qu'il s'agit d'un Vermentino normal ou supérieur. ; le Vermentino de Sardaigne, plus léger que le premier avec un taux d'alcool de 10,5 degrés. Le Vermentino est un vin excellent avec les plats à base de poisson. |
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Vernaccia Vin typique de l'Oristanese, d'origine romaine. AOC toujours d'au moins 14 degrés, vieilli deux ans dans la variété normale, et trois dans la version supérieure. Dans cette dernière la Vernaccia titre au moins 15 degrés. Consommé en apéritif ou en dessert. |
LIQUEURS
Amaro di cardo (de chardon)
Liqueur due à l'habileté des bergers sardes qui ont fait macérer des racines de chardons sauvages en y ajoutant du sucre ou du miel. Il n'est dégusté qu'après le repas.
Villacidro
L'ingrédient principal est l'essence d'anis. Le produit existe en version blanche ou jaune, dans ce dernier cas la couleur est due au safran. Idéal comme apéritif ou digestif, utilisé également comme additif dans les patisseries sardes.
Mirte
Indiscutablement la plus célèbre liqueur sarde qui doit son succès à la plante du même nom. On fait macérer avec du miel ou du sucre les baies ou les feuilles. A servir frais comme apéritif ou digestif.
Corbezzolo
Obtenu par macération de fruits mûrs. De couleur légèrement rose il a un goût délicat.
Fico d'india (Figuier de barbarie)
Les fruits murs, particulièrement sucrés, sont additionnés de miel ou sucre et mis à macérer dans l'alcool. La liqueur est jaune, de goût délicat et titre 21 à 25 degrés.
Liqueur de citron
Fruit de la macération dans l'alcool d'écorce de citrons verts, additionnée de sucre et de miel. De teinte jaune tirant sur le vert, on lui attribue des vertus désaltérantes par les chaudes nuits d'été.
Grappe (marcs de raisin)
Fruit d'une sélection très sévère des marcs, les plus connus sont : de Cannonau, de Vernaccia, de Vermentino, de Malvasia, de Moscato.
Filu e'ferru (fil de fer)
Eau de vie qui doit son nom à la manière de la produire clandestinement autrefois : on cachait le liquide distillé dans un récipient que l'on enterrait, et dont on repérait la position au moyen d'un fil de fer dépassant du sol. On la produit à partir de marcs très sélectionnés.


Fêtes traditionnelles
Plus de mille fêtes religieuses ou païennes par an, un carnaval hors du commun, d'étranges danses rituelles et une polyphonie aussi riche que celle des Corses...
Les carnavals
Le carnaval en Sardaigne reste une des fêtes les plus populaires de Sardaigne. Tous ces carnavals ont en commun une procession, la parodie d'un transport funèbre suivie par des complaintes et de chants en chœur. L'un des carnavals les plus suivis est la sartiglia de Oristano. Il s'agit d'une course de chevaux doublée d'une épreuve d'habilité. Les costumes sont à l'image du faste du passé espagnol, encore vivant dans les prouesses équestres des courses effrénées.
Les Mamuthones
Cette fête plus sombre se déroule dans la région de la Barbagia, tout comme les merdules boes de Ottana et sos thurpos de Orotelli. Ces masques archaïques en bois peint de noir bougent au rythme cadencé de leurs clochettes, au son grave et inquiétant. On y retrouve un rite agraire et pastoral dans sa simplicité originelle qui évoque le culte des forces créatrices de la nature. Les mamuthones sont vêtus d'un habit composé d'un pantalon blanc, de chaussettes montantes, d'une sorte de jupe courte, d'un corselet rouge sur une chemise et d'un gilet de peau porté avec le poil à l'extérieur appelé mastruca, ils sont coiffés d'un foulard noué sur le menton. Sur le dos et au cou, ils portent des grelots. Ils sont encadrés par les issokadores qui portent une sorte de casquette à ruban, un large pantalon bouffant bleu, une chemise blanche et un gilet rouge, parfois un châle lié à la taille, ils ne portent ni sonnaille, ni masque, ni mastruca. Ils tiennent en main une sorte de lasso qu'ils lancent dans le public de sorte à attraper amis, enfants, jeunes filles, etc. en criant des boutades satiriques. Si la personne est prise, c'est un signe de bon augure.
L'Argia
Peu de gens ont entendu parler de la danse de l'argia. Le tarentisme des Pouilles qui est à l'origine de la tarentelle est beaucoup mieux connu. Dans les Pouilles, jusque dans les années cinquante, la tradition voulait, lorsqu'une personne avait des problèmes psychiques, que l'on fasse venir des musiciens à domicile. Ils jouaient pendant trois jours, le malade devait danser la tarentelle tout au long de cette période au bout de laquelle il était guéri. L'intérêt de ce rite consistait dans l'utilisation, par les gens du village, de la musique et de la danse dans le but de soigner une personne en difficulté.
La fête de Saint Efisio
Cette procession, à l'origine très ancienne, dure quatre jours et réunit un millier de personnes bénévoles. Efisio d'Elia était un jeune guerrier romain qui combattait les Chrétiens. Il s'est converti au christianisme et fut décapité puisqu'il ne voulait pas renier sa foi. Il est devenu le saint patron de Cagliari, la capitale sarde après avoir éradiqué la peste en 1656. Depuis, en reconnaissance de ce miracle, une grande procession annuelle donne lieu à une des plus grandes fêtes méditerranéennes. Une trentaine de chars à bœufs décorés, deux mille personnes, précédées de musiciens, défilent portant les costumes de leur village devançant le saint, tiré par ses deux bœufs fleuris, suivi d'une foule de fidèles. Certains le touchent, d'autres font des vœux.
Les polyphonies de la Semaine Sainte
Les manifestations de la Semaine Sainte sont de loin les plus importantes du calendrier religieux. Certaines petites villes sont particulièrement célèbres, dans la partie nord-ouest de l'île : Aidomaggiore, Bonnanaro, Cuglieri, Santu Lussurgiu et surtout Castelsardo qui concentre le plus grand nombre de confréries et le répertoire le plus riche et le plus original. Ces confréries sont très anciennes et connues au moins depuis le XVIIe siècle. Leur activité se concentre autour de la pratique du chant : cérémonies religieuses du calendrier liturgique et funérailles, et de l'administration de la confrérie. Lors de la Semaine Sainte, le répertoire s'exécute par groupes de quatre chanteurs selon un registre naturel du bas à l'aigu. La plupart des chants sont en latin et reprennent des textes liturgiques, mais certains sont en sarde. Ces chants accompagnent les processions et les scènes qui illustrent la Passion, scènes qui sont jouées à la fin de l'office à l'intérieur même de l'église ou sur le parcours entre deux églises. La messe du dimanche de Pâques met fin à ces manifestations. Le lundi de Pâques, Pasquetta, est une fête familiale et amicale qui donne lieu à un repas, souvent un pique-nique au cours duquel on mange des viandes rôties à la broche.
Les bergers-bandits
La figure romantique du berger-bandit du Supramonte (région de montagne du Centre-Est) perdure dans l'imaginaire sarde. En particulier à Orgosolo, où les panneaux du village étaient jadis criblés de balles en guise d'avertissement pour les étrangers. De nos jours, ils se sont intégrés au magnifique paysage et aux murales, les fresques peintes sur les murs du village illustrant des scènes de la vie sociale et politique. En fait, la vie rudimentaire de ces bergers n'avait rien d'enviable, elle était plutôt faite de privations au milieu d'une nature hostile où l'on se confrontait en permanence aux épidémies, à l'aridité de la terre, aux loups et aux rapaces.
Habits traditionnels
Le costume féminin : les foulards de couleur servent à marquer l'appartenance aux différents villages ; la chemise, en lin ou en coton, est plissée et brodée ; la jupe à volants se porte jusqu'à la cheville, généralement de couleur sombre. Le tablier est brodé, parfois avec des fils d'or. Les parures comportent des broches, des boucles d'oreille, des colliers d'or, d'argent et de corail, des chaînes et des chapelets de pierres dures en guise de porte-bonheur.
Le costume masculin se compose d'un couvre-chef, une chemise fermée par des petits boutons en argent et en or, un gilet de laine, velours ou brocart, pantalons en toile blanche et un jupon noir.




