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Parmi les centres touristiques les plus importants, malgré sa position interne, la ville s'étend sur une arête des Monts Erei, dans un cadre de grandes qualités environnementales et près d'une vaste zone de grand attrait archéologique vu la présence d'une des plus belles villas romaines qui nous soient parvenues. Déjà connue sous le nom de Platio et agrandie par les installations des milices lombardes qui en expliquerait la dénomination, la ville existait déjà à une époque antérieure à la colonisation romaine, quand elle fut connue comme Ibla, ainsi que le confirment des sources qui nous sont parvenues. A l'époque médiévale, elle traversa plusieurs vicissitudes, parmi lesquelles une destruction au cours de la deuxième moitié du XIItae siècle opérée par Guglielmo il Malo. Successivement, Piazza Armerina rivalisa longtemps avec Enna pour obtenir le siège épiscopal qu'elle n'eut qu'au cours de la première moitié du XIX™ siècle. Parmi les manifestations folkloriques importantes, le "Palio" des Noands qui a lieu au mois d'août. La silhouette puissante de la Cathédrale est la première approche de la ville. Construction de style baroque, elle remonte au XVIF™ siècle et elle fut édifiée sur un lieu de culte préexistant du XV™ siècle. La façade donne sur un escalier et présente des traits maniéristes du seizième siècle et un portail singulier, orné de colonnes torses en pierre de tuf, de style Renaissance. Son beffroi montre des traits gothiques-catalans et faisait partie du vieil édifice du quinzième siècle. L'intérieur baroque grandiose est entouré par la scénographique ouverture de la coupole, et présente, au maître-autel, un précieux tabernacle en argent où se trouve une splendide peinture byzantine qui représente Maria San-tissima délia Vittoria, tandis qu'aux parois latérales, il y a des peintures du seizième siècle du Zoppo de Gangi. A droite de l'entrée, un remarquable arc attribué à A. Gagini renferme les fonts baptismaux. Dans la Chapelle à gauche, se trouve un beau Crucifix en bois, attribué au Maestro délia Croce de Piazza Armerina (XVème siècle), ainsi
qu'une Vierge à l'Enfant provenant de la Ombrie. Parmi les autres peintures, à voir les œuvres de F. Paladino, G. Martorana et J. Ligozzi. Dans le Musée de la Cathédrale on peut voir des bas-reliefs de grande valeur, des précieux reliquaires, des objets en argent et d'anciennes crèches.
L'Eglise du Grand Prieuré de S. Andréa date du XIIe™ siècle et c'est l'un des édifices religieux les plus anciens de la ville. Les singulières typologies des constructions médiévales mettent en évidence un portail qui rappelle des motifs de style arabe et normand.












"Une terre indispensable à voir et unique au monde, c'est qu'elle est, d'un bout à l'autre, un étrange et divin musée d'architecture."
(Maupassant, 1890)
Cassata Sicilienne
Au sein de la vaste production pâtissière sicilienne, la première place revient sans aucun doute à la « cassata » : née pour célébrer Pâques après les sacrifices du Carême, la « cassata », petit à petit, est devenue une pâtisserie consommée tout au long de l'année. Baroque par la somptuosité de ses décors et l'opulence de ses saveurs, cette pâtisserie a en réalité une origine arabe : son nom vient du terme arabe « Quas'at », et la richesse de ses ingrédients reflète les caractéristiques de la cuisine des Sarrasins qui aiment à rechercher l'harmonie de saveurs contrastées.


